Un conteur est avant tout un poète, un enchanteur  de monde... Il est celui qui pousse la porte de l’imaginaire pour nous inviter à le suivre dans la rêverie ; c’est un arpenteur de rêves : car l’homme ne vit pas que de pain !

La parole du conteur - entre sagesse et folie - est une parole magique, une invitation au voyage, un souffle sur les braises de l’enfant sommeillant en chacun de nous...

Au temps où les poules avaient des dents, Stéphane Kneubuhler était docteur en chirurgie-dentaire, et soignait les bouches de ses patients.

Il a exercé pendant quelques années, avant de raccrocher définitivement sa blouse pour s’occuper désormais des oreilles qu’il rencontre !...

Stéphane est aujourd’hui Colporteur de Rêves.

Il arpente depuis plusieurs années les imaginaires de nombreux festivals :

  • Festival de Bouche à Oreilles (en Pays de Nied, Moselle)
  • Festival Contes en îles (Îles de la Madeleine, au Québec)
  • Festival Conteurs en Campagne (Nord-Pas de Calais)
  • Festival de Chiny (Belgique)
  • Festival de Contes d'automne (Oise)
  • Festival Conte Sans Frontières (Luxembourg)
  • Festival de Contes en Chaises Longues (Lorraine)
  • Festival Vos Oreilles ont la Parole (Alsace)
  • Festival Conte & Calligraphie (Amiens)
  • Dans la Cuisine des Contes (Paris Mercoeur)
  • ...


Itinéraire d'un Rêveur


Ce que je sais, c’est que j’ai toujours aimé les histoires. Depuis tout petit.

Il faut dire qu’en habitant la ville de la Lune (Lunéville, en Meurthe et Moselle), il était facile d’avoir la tête dans les nuages !

Mais c'est peut-être là aussi, dans les nuages et dans les rêves, que se trouvent de grandes vérités...

On parle en effet aujourd’hui d’homo narrens : les histoires sont au fondement de l’humain.

Nous, les êtres humains, pouvons raconter des histoires, les histoires de nos vies, et surtout les histoires de nos rêves, et c’est un besoin aussi vieux que l’humanité. Un besoin qui vient du coeur. Ces histoires nous relient à l’Histoire, celle de nos ancêtres, de tous ceux qui nous ont précédés, que nous ne devons pas oublier.

Et ces histoires nous relient aux vivants qui nous entourent. C’est grâce à elles que nous partageons la communauté qui nous rend humains.

Ces histoires qui nous aident à mettre un peu d’ordre dans le chaos du monde, à mettre un peu de poésie dans le bruit et la fureur...

Ce besoin primordial, ancré en moi depuis toujours, a fait qu’un jour j’ai décidé de choisir ma vie.

Après le bac et des études de chirurgie dentaire, après un début d’exercice dans les Vosges et en Haute Saône, j’ai donc décidé de prendre ma vie en main et de devenir conteur.

J’ai tout d’abord pris des cours de théâtre, puis j’ai intégré une compagnie professionnelle (le Théâtre de l’Escalier). C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas sur scène. Ensuite, j’ai découvert le conte par un stage magique avec Michel Hindenoch à Chevilly-Larue. C’était en 2001.

Cependant, je ne suis pas descendant d’une tribu de conteur, et dans mon pays de Lorraine, la tradition orale ne s’est hélas pas maintenue comme dans d’autres régions de France. Ici, près de la frontière allemande, on ne pouvait pas garder le patois, trop proche de la langue germanique, et la langue française s’est imposée au détriment de cette transmission parlée.

Je me suis donc posé la question des histoires que j’allais raconter, et comment les raconter.

Quelles étaient mes sources ? Quelles étaient mes inspirations ? Qu’est-ce qui faisait que petit, j’aimais les histoires ?

Il me fallait inventer mon métier, inventer ma vie, suivre mes rêves.

C’est alors que lors d’une lecture d’un livre d’Alexandro Jodorowsky, je suis tombé sur sa proposition poétique et magique : si on pouvait faire ce qu’on voulait, que mettrait-on sur sa carte de visite ? Quelle profession pourrait-on inscrire ?

Et la réponse était là : je suis devenu Colporteur de Rêves.

Et l’horizon s’est soudain élargi.

Je raconte maintenant des histoires, des légendes, des mythes du monde entier.

Car ce qui m’attire dans les histoires, c’est le fond profondément universel, profondément humain, profondément commun que l’on y trouve.

Ces histoires que je raconte, je les ramène dans mon pays imaginaire, dans mes images à moi, fortement colorées de terres lorraines, de senteurs de bergamote, d’éclats de mirabelles dans les vergers comme autant de soleils, de la profonde senteur de la résine des sapins bleus des montagnes vosgiennes...

Je les ramène chez moi pour qu’elles soient vivantes, bien en chair, mais ce sont des histoires sans frontières, des histoires qui parlent à toutes et à tous.

Et mes envies de partage et de rencontre font que c’est tout naturellement que j’ai envie de les faire voyager, et pourquoi pas les emmener jusque chez vous ?


Avant de se consacrer au conte, Stéphane a exploré d'autres pistes artistiques (théâtre, masque, écriture, mise en scène...) qui continuent de nourrir son imaginaire et son travail actuel...

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